Comme à chaque échec relationnel, je suis muette devant l'improbable, la blessure béante.
Le venin de ses paroles s'incrustent sinueusement en moi malgré leur évidente irréalité.
Je ne suis plus rien, je me dilapide en particules, me recroqueville sur l'unique moi qui n'est plus à présent douleur. Je lève la tête un peu, pour me rappeler qu'au final, je suis seule et dépend entièrement des quelques relations stables que j'ai pu former. Je me rappelle mes instants de solitude terribles, face à elle, face à eux, une fois par an au moins. Cette fois j'ai plus mal encore parce qu'en plus cette fois, j'aimais. Et car c'est une fois de plus. Cette fois je comprend pourquoi, malgré tout, ma tristesse ne me quitte jamais et c'est enracinée au fond de moi au fil des ans comme un poison, un étau autour de ma tête.
Cette fois encore, je remet tout en cause. Je ne suis rien, rien, rien. Je suis démunie sans aucun talent. Il m'a détruite en deux mots. Je me recroqueville encore, je me dis que demain je hurlerai sûrement mais qu'à présent les affres du sommeil et le travail me paraissent être les meilleurs exutoires possibles.
Je ne me ferai pas l'affront de répéter ses paroles.
mercredi 17 juin 2009
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