Jane baragouine derrière moi dans la langue que j'entends depuis l'enfance mais auquel j'ai n'ai jamais ouï mot. Je change de place, ouvre une fenêtre et m'assied face à un océan de vert. Les branches de l'aïeul bruissent sous les aléas du vent, des vagues de lumière marquent son mouvement. L'ombre d'une feuille sur l'autre m'amuse et m'attendrit. Elle projette son image sur son aînée. Elle s'effile quand l'air frais se lève devient cassante et lutte pour étendre de nouveau son pouvoir sur l'aînée. En vain, l'autre rit, s'échappe sans effort dans l'immensité de son corps. Elle boit goulûment le soleil dont la cadette est si avare, elle s'épanouit heureuse de son pouvoir sur l'autre et profite des privilèges de l'âge. Lesquels la rattrape aussitôt. Car à présent c'est la cadette qui rit, elle s'est rendu compte qu'elle dore tout entière alors que l'autre est partiellement sous l'éclipse. Perfide, la cadette ricane d'avoir encore plus longtemps à vivre que l'autre.
Mais l'une sans l'autre ne sont rien car toutes deux vivent de la souffrance qu'elles affligent à l'autre et la cadette agonise au moment de la mort sénile de la vieille.
Je suis heureuse, souris béatement à la brûlure du soleil, travaille avec presque délectation mais sûrement pour oublier.
Mais l'une sans l'autre ne sont rien car toutes deux vivent de la souffrance qu'elles affligent à l'autre et la cadette agonise au moment de la mort sénile de la vieille.
Je suis heureuse, souris béatement à la brûlure du soleil, travaille avec presque délectation mais sûrement pour oublier.
Je crève dès que je vois son nom écrit.
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