lundi 20 avril 2009

veste bleu

L'idée que d'écrire sans rien avoir à dire réellement me parait insoutenable.
Mais mon incapacité à me détendre, me pousse à tenter, une fois encore, de m'extérioriser par ce moyen, qui fut tant efficace déjà maintes fois.
Je voulais écrire du théâtre, on verra si je pars la dessus plus tard. La dernière fois, que réellement j'ai écrit, c'était dans un vieux carnet de notes gardant les traces de mes expériences, ou plus explicitement, défoulages violents, à l'encre et au feu.
J'ai écrit pour la première fois, dans ce vieux carnet de notes il y a quelques mois, je ne sais pas exactement quand. Je pourrais savoir mais je ne souhaite pas bouger. Il contient les traces de mes passages moribonds. Portraits de camarades, jamais réellement d'amis, odeur de brûlé insupportable, pas de clope, juste de papier brûlé. Je ne fumais pas. Des notes de philo prises sur le vif, des ébauches de dissertation, et puis mes textes absurdes de théâtre écrits dans une demi torpeur sous des sortes de pulsions primitives. Comme maintenant, en mieux. Car alors, je me laissais aller pour de bon. Peut-être, sûrement, n'avais-je pas cette barre pesante de stress qui me plombe les poumons depuis maintenant plusieurs semaines.
Je me dis que je vais tenter, un peu d'écrire.
A côté, il y en a un qui tousse, un autre qui chantonne ses amourettes déçues et écourtées d'avance. Je pourrais en prévoir la fin, bim bam, déçu, déçue surtout, pénible, fatiguée, égoïste lui et puis largage, comme on dit maintenant, brutal, décevant, minable, trop jeune. J'espère le coup de théâtre et la mise à mal de mon scénario. J'aime bien la gamine.
Il y en avait un autre qui me faisait rêver, il me parlait de falaises de Provence, de Villa du sud, de vernissage de jeune artiste, au nom jamais révélé, de trajets toujours, tristes trajets, cafés et journaux, étude de vieilles de famille, d'italien incompréhensible, de dialogues incompréhensibles, de références à tire larigot, de solitude, de célibat, d'absurde beaucoup, d'expériences vécues, d'amours perdus, de société incompréhensive car à côté de la plaque.
J'aimais me dire que je le comprenais, qu'on était pareil, moi qui lui avouais mes faiblesses et mes doutes terribles, et lui avec sa chauvitude cocasse ; avant que je ne m'en rende compte vraiment, il m'était indispensable.
Demain il y a la nouvelle star. [j'entends ça]
Demain, je vais revoir Céline et puis surtout l'un des deux sosies, j'y vais exprès.
A m'entendre on dirait une confession. Peu de gens me lisent, seulement mes proches, heureusement.
A vrai dire, ça me fait plaisir.
Bizarrement je ne vais pas mieux. Je pense que j'irais mieux une fois que j'aurais accumulé un très grand nombre de connaissances mais il (Y.) me l'a dit: "Il faut juste prendre conscience qu'un énoncé peut être plus rapide. C'est la lecture qui est lente." En fait Y. prend la place de Clarence. Il faudrait que je reparle à Clarence tantôt. Il avait juste la fâcheuse habitude de me faire sentir idiote, quand bien même je le suis, ça ne favorise pas vraiment le dialogue, quoique ses monologues fussent intéressants. La lecture est trop lente donc.
A se demander combien de temps perd l'imbécile ou le condescendant ou tout simplement l'ami(e) (merci très chère, unique très cher(e) sûrement) qui lit mes déblatérassions inutiles. Je ne dirais pas futiles car elles ont un but salvateur, non expérimenté cependant pour le moment.
Ceci étant un immense brouillon, premier brouillon que je poste comme tel à vrai dire, sans me poser au passage la question de l'utilité pour un public: il n'y en a pas, allez voir ailleurs si je n'y suis pas: le loup à manger Pierre pourquoi pas vous? Et d'ailleurs quand est-il D'Isidore?

Après l'adieu de Pierre, Isidore fixa le loup. Non décidément c'était trop bête, une pauvre bête pitoyable, mangeant un avorton pareil. Il ne ressemblerait à rien après coup.
La carcasse de Pierre offrait un intéressant contraste avec le décors. Le bras d'Isidore à vrai dire, dans la gueule du loup était intéressant. Un pauvre locque pendant d'une autre.
Le loup, qui avait été porté à tant de considérations métaphysiques était décharné, comique, tremblait sur ses pattes, au point qu'on se demandait s'il ne consommait pas. C'était le sang de Pierre ça. Demain il fera beau j'espère.
J'en ai marre j'en ai ma claque de ce cloaque.
Je m'en vais dormir, comme j'ai dis à l'autre
veni, vidi, vici, haha
et je vous emmerde tous mes amours.
(Ou la fin incomprehensible)
Mais ils fallaient bien, que voulez vous!



A

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