Le monologue a toujours eu ce côté intéressant que bien que monologue il est censé être écouté.
Le fait est que le mien restera incoerssiblement unilatéral - d'où sa définition - mais non complètement monologue car non écouté par ses spectateurs.
Le monologue réel n'existant pas, tout ce dialogue unilatéral devrait se perdre dans les méandres de la pensée inconsciente collective.
P - Attention! - cria Pierre
I - Quoi?
P - Voila le loup!
I - Nous voila bien avancés.
I - Le loup, "lovare vulgarus' ne peut rien contre L'homme 'homininé, hominidé, hominiré au-minaré' qui doit sa supériorité sublime à son intelligence ("intelege": comprendre lat) et de sa raison. L'application de ces deux préceptes l'ont en effet porter à considérer l'intérêt de la création d'armes à feux: elles permirent en effet de faire grossir la dinde jusqu'à noël et d'en tenir éloigné le canidé.
P - Certes mais nous n'avons point de fusil , - dis alors Pierre.
I - Le loup rassasié n'attaque pas sa proie, il est vrai également que le chacal aboie.
P - Certes mais tu ne peux deviner si notre loup est rassasié ou pas.
I - Il faut alors calculer la probabilité qu'une pulsion meurtrière soit lancée par le cerveau de la bête et atteigne son cortex supérieur avant que l'ordre définitif d'attaque ne soit envoyé dans les muscles via les liaisons intra neuronales.
P - Mais nous ne possédons point d'information sur la population de départ, ni le pourcentage populesque de la population lapine du secteur au kilomètres carré. Il semble alors préférable de fuir.
I - Soit fuyons.
P - Où?
I - Ailleurs.
P - Je ne suis pas avancé.
I - Prend garde, le voila qui approche.
P - Il n'a pas l'air bien méchant.
I - Je conseille de courir... Dans la direction vectoriellement corollaire à celle du loup et de même
signe.
P - Des études poussées en biologie relativiste m'ont permis de deviner que sa morphologie est plus adaptée à la course que la notre.
I - L'homme a cette chance que les animaux n'ont pas d'avoir la religion
P - Alors prions
P -...
I - Il est passé.
P - Oui, mais j'ai perdu un bras.
I - Dieu est grand: ce n'est pas moi.
P - Isidor, je meurt.
I - Me voila navré.
P - Le loup revient.
I - Je te rejoint bientôt, sûrement.
P - Malheureusement on m'appelle.
I - Adieu.
P - A bientôt.
A mon très cher voisin
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