dimanche 18 janvier 2009

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Accoudée à mon balcon, je vois les gens qui passent, un indicible sentiment de mélancolie me mange les tripes.
- soupir en ré -
Ma tête se ballotte de droite à gauche suivant le rythme des percutions d'un air de jazz dans ma tête. Et puis le sentiment d'être terriblement seule.
J'ai l'impression ou plutôt la terrible envie d'être différente. Le temps s'est arrêté. Je suis en dehors de toute réalité, je perçois juste le brouillard cotonneux mais glacé autour de moi.
Je ne vois plus le paysage mais juste l'horizon, plus le ciel mais le bleu, les feuilles et non pas l'arbre.
Encore une fois j'essaye de soupirer d'un soupir qui expulserai le poids sur mes poumons.
- soupir en do -
Rien à faire. Je regarde le monde et des larmes coulent sur mes joues, je le trouve sublime et hideux à la fois. Les deux sentiments se juxtaposent, se lient, s'embrassent, se rejettent violemment sans que l'un ne parvienne à prendre le dessus sur l'autre.
Je n'ai rien d'unique ni d'exceptionnel pour personne, je ne ferais sans doute rien pour ce monde alors à quoi bon?
J'ai besoin de rejeter mon sentiment de mélancolie terrible.
Sur le bureau, il y a un paquet de clope que j'ai trouvé dans la rue. J'ai envie d'essayer, je me dis qu'en faisant ça je me démarquerais en levant un interdit que je me suis moi même posée, que j'arriverai à soupirer pour de bon. Je l'allume, l'odeur dans la chaleur suffocante m'écoeure un peu. Je rapproche la cigarette de mes lèvres et puis j'essaie, mes poumons soudain me brûlent, les larmes me viennent aux yeux quand un rafale glacé projette la fumée sur mon visage.
Je n'ai pas réussi à soupirer, je chancelle les larmes aux yeux, de n'avoir pu me départir de mes doutes.
Encore une fois je réessaye, et je fume pour de bon.
Expulser la fumée ne m'apporte pas le sentiment de paix que j'escomptais, j'ai plutôt l'impression que le poids de mes poumons augmente, j'hurle de désespoir. Je les regarde tous passer en bas, et je les hais, leur souhaite la plus longue prolongation possible de leur innocence présumée et en même temps quand prise d'un vertige je me penche plus avant j'ai envie soudain d'embrasser le monde jusqu'à n'en plus finir, j'adore sa beauté sublime, son sourire sois disant enfantin et ses feintes. Mes poumons me brûlent, le brouillard n'en finit plus de s'étendre.
Et puis soudain, je tombe.


Si un jour je fume, il ne faudra pas que ce soit sur ce balcon.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

tu tomberas po na! et pi si tu touche à une cigarette je t'écorche vive!

courage puce, la mélancolie passera :)

ze tm
xxx