dimanche 30 novembre 2008

Nocturne

- Car que l'on pense naïvement qu'en regardant cette image nos lecteurs pourront comprendre notre état d'esprit, nos pensées. Or ce n'est qu'orgueil de notre part si l'on pense que notre talent tend à cette extrème, car après tout, si une photo m'apparait d'une profonde mélancolie, elle pourra être, pour un autre, creuse de tout sentiment. Dans ce cas on pourrait pensait que tout oeuvre devrait être expliquer de fond en comble dans ses moindres détails - il faudrait réussir à réinterpréter ses sentiments et les retranscrir en mots -; mais alors elle perdrait tout son charme. Ceci n'est qu'un bloc de texte innutile ici pour remplir un vide symptomatique. Tentative d'utilisation des outils logique qui malgrè tout ne se détachent pas de moi.


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Le 30 novembre 2008,
deux heures, trois minutes, et 26 secondes,
il neige à Paris et je fixe la portion de temps qui s'écoule par dela le cadre de la fenêtre.
Dans ma chambre, le temps s'est arrété. Ou du moins, j'en ai l'illusion, j'ai l'impression qu'en restant éveillée je pourrais échapper à la fuite du temps en avant, à cette innecdutable course contre la montre. La ville est endormie, pour la première fois de l'année, des flocons tombent sur ville. Je n'ai pas la force de dessiner, ni d'écrire - simplement je laisse mes pensées vagabonder-, je regarde des éléments passer d'un bout à l'autre du cadre de la fenêtre. Des gens qui passent, pressés, un type que je connais sans doute, qui revient d'une soirée, des cheveux immaculés de blanc, une voiture, puis une autre. Je pense que j'adore l'hiver, avec ses soirées au chaud tandis que dehors les gens, sans lever le nez, courent d'un refuge à l'autre. J'adore cette nuit, où je suis enfin, seule au monde à contempler cette merveille. - vous autres, vous ne la verrez pas -
Et puis soudain j'ai envie de créer, j'ai envie de fixer l'image que j'ai de cette nuit d'hiver en automne. Et puis je prend des photos, en noir et blanc, de ma nostalgie nocturne.


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